Faeris : Le Royaume des Duels

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par Bloody Maiden
le Mar 4 Juil - 13:51
 
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Sujet: Le Démon d'un autre monde
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Le Démon d'un autre monde

Ladies and Gentlemen ! Lady Bloody Maiden or Sir Honest is really proud to present to each and every one of you his project of a Yu-Gi-Oh! fanfiction.
En français dans le texte: Je suis très ravi de vous faire lire ma fanfiction intitulée Le Démon d'un autre monde. Je suis en cours d'écriture actuellement mais j'estime que d'avoir plus de 650 pages d'avance me permet de vous montrer ce que j'ai pu faire.

Quelques petites infos pour vous mettre dans l'ambiance:
- J'ai débuté de projet le 26 décembre 2015 et je compte le nombre de jours pour calculer mon ratio de pages/jour
- Je corrige en permanence ma fic
- Elle n'a rien à voir avec l'univers animé de YGO. C'est une création unique.
- Mes propres FC apparaissent dedans mais pour ça, faudra se référer au topic de FC que je créerai juste après celui-là
- Nombre de pages prévues: 1000 / Nombre de chapitres prévus: 91 + Préface + Spéciaux (qui seront sur d'autres topics ou pas, je verrai)
- En tout, je compte faire une trilogie parce que je suis un grand malade.
- Pas de remarque sur ma cohérence des temps parce que je ne vais pas en tenir compte.
- Pas de remarques sur mes connaissances en ruling parce que je n'en tiendrai pas compte
- Pas de remarques sur ma façon d'utiliser les différents points de vue parce que je n'en tiendrai pas compte non plus.
- Posts 2 fois par semaine (mercredi et dimanche) et je ne mettrai sur ce topic que les chapitres 1 à 31, le reste sera sans doute sur un autre topic. Je n'ai pas assez réservé de posts pour pouvoir placer les 3 premiers arcs. Sur le 2è topic, je réparerai cette petite bévue
- Les 8 premiers chapitres seront postés en entier, après, je passerai sur des chapitres coupés en 3

Merci de ne pas répondre tout de suite, le temps pour moi de prendre de l'avance pour les posts à réserver (à peu près 3 pages)

Voilà la préface intitulée: Faire face au Démon quand on est un Ange
Spoiler:
Ce qui va être présenté peut être considéré comme une préface à ce projet qu'est Le Démon d'un autre monde. Pourquoi est-ce que je décide d'écrire ce texte ? Pour plusieurs raisons. D'une, j'ai toujours été passionné par l'exercice d'écriture. De deux, je trouve que mon projet de fiction mérite un petit texte introductif avec des justifications en tout genre. De trois et sans doute la raison la plus importante, je pense que codifier la fiction Yu-Gi-Oh ! est quelque chose qu'il serait intéressant d'étudier. Étant un grand fan de ce jeu, j'ai pu lire une dizaine de fictions sur le sujet et … je dois avouer que certaines me rendent plus sceptiques que d'autres sur ce que doit être une fiction sur ce thème. Et j'utiliserai plus le terme de ''fiction'' que celui de ''fanfiction'' pour des raisons que je ne donnerai pas.

En fait … je compterais plus en faire un texte annexe à ma fiction même si je vais faire pas mal d'allusions à certains passages, auxquels j'apporterai une analyse assez précise. Ce texte servira plus à présenter les caractéristiques principales d'une fiction sur Yu-Gi-Oh !. On pourrait le considérer comme une sorte de méthodologie d'écriture ; une sorte de texte de théorie littéraire. Je tiens tout de même à préciser que je ne place pas mon travail – ma fiction, pas ce texte – comme une référence en la matière. Ce serait se jeter des fleurs, chose que je ne fais jamais dans le domaine créatif. Et de manière générale, je n'aime pas tellement me jeter des fleurs, c'est quelque chose d'assez malsain pour l'esprit.

Après, je suis sûr que si je poste ce texte sur un quelconque forum, certaines personnes risquent de vouloir me jeter un bon verre d'acide au visage parce que je démonte leurs travaux. Ce texte pourrait sans doute avoir des aspects litigieux sur certains points. Je ne vais pas dire que je vais essayer de citer le moins possible certaines fictions qui m'ont plus marqué d'autres.

Quelques précisions supplémentaires : Je ferai pas mal de références à d'autres œuvres, qu'elles soient du domaine cinématographique, littéraire ou picturale ou bien provenant même d'autres domaines du réel et de l'irréel – sciences notamment. Déjà, si vous ne comprenez pas ces mots, il est grand temps de vous inquiéter … Je plaisante. Je sais que je m'adresse à des lecteurs un tant soit peu avertis, confirmés et disposant d'une bonne culture. Mais il m'arrivera sans doute de dériver sur des concepts de théorie pure, philosophiques et d'autres trucs dans le genre qui ne vous seront sans doute plus compréhensibles en allant regarder la définition sur une certaine encyclopédie qui sert pour tous ceux qui auraient la paresse d'essayer de comprendre ces mots par eux-même. Mais … je vais leur briser un peu le moral en annonçant que je me suis servi de cette encyclopédie justement pour vous empêcher d'y aller.

Respectons un peu le travail de ceux qui en produisent ! Si des gens passent du temps à écrire des histoires et des textes pour que vous puissiez comprendre pourquoi ils font cela, c'est pas pour que vous leur crachiez au visage. Personnellement, vous me feriez cela, je ne me priverais absolument pas pour vous en coller une et vous faire regretter votre geste. Donc, si vous lisez ce texte, et même si vous n'en n'avez rien à faire, lisez-le juste par plaisir de lire, ça ne peut qu'être bénéfique, en plus de vous donner l'impression de perdre du temps gratuitement alors que vous pourriez être tranquille devant un jeu vidéo. Je tiens à avouer moi-même que de faire ce genre de truc est assez gonflant mais c'est quelque chose que je me suis fixé en tête.

Oui, je tiens à préciser que mon langage dans ce texte sera souvent empreint d'un certain mélange de niveaux de langage. Petite explication : le courant/familier sera utilisé pour invectiver le lecteur en le qualifiant, souvent négativement, et également pour faciliter la compréhension de mes propos, alors que le courant/soutenu servira à exprimer ce que vous ne comprenez pas en première intention.

Retour au sujet le plus important : Je vais m'expliquer sur ce titre que j'ai choisi de donner à cet ''essai''. Le terme ''Démon'' est bien évidemment une allusion à ma fiction Le Démon d'un autre monde. Mais je pense que le reste peut paraître assez évident pour quiconque se penchant sur ces termes. Le texte littéraire, avant d'être couché sur papier ou sur traitement de texte, naît d'une réflexion que son auteur mijote dans son esprit. Rien de plus simple que ça, et je n'ai pas grand chose d'autre à ajouter sur le sujet. Je vais donc passer à la suite et au développement de mes propos, si vous, lecteurs, le permettez. La question sera la suivante : Quelles sont les conditions pour pouvoir composer une bonne fiction Yu-Gi-Oh ! ? Après, je parlerai un peu plus sur Le Démon d'un autre monde en lui-même.

La fiction : Un terme vague

Comme dans tout exposé, dissertation ou étude, il est absolument nécessaire de définir ce qu'on étudie ici. Fiction vient du verbe latin ''fingo, is, ere, fixi, fictum'' qui possède de nombreux sens mais je vais donner ceux qui ont le plus de rapport avec ce sujet : ''manier'', ''modeler'', ''faire semblant'' et les trois mots les plus importants : ''inventer'', ''se figurer'', ''imaginer''. La fiction est un exercice d'écriture qui implique donc un travail de création imaginaire, résultant d'un travail de l'esprit de l'auteur. Bien sûr, ce travail peut nécessiter un temps de concentration cognitive assez court. L'expression ''concentration cognitive'' désigne l'action faite par la conscience individuelle pour mettre au point ce genre de projet. La fiction est donc quelque chose qui doit s'insérer dans le processus du fonctionnement de la conscience créative.

La fiction a pour but de relater majoritairement des faits imaginaires. Raconter des faits réels est envisageable mais … on se rapprocherait plus du roman historique ou du manuel d'histoire. Si quelqu'un veut écrire une histoire sur des personnages ayant réellement existé, comme Alexandre le Grand, Louis XIV, Napoléon ou encore Hitler, Le Pen ou bien Trump – quoique pour les trois derniers, je ne suis pas sûr que ce genre de fiction soit sympathique à lire – on sera forcément plus dans le récit historique que dans le domaine de la fiction. Et inventer des événements que quelqu'un attribuerait à des individus ayant vécu est quelque chose qu'on pourrait reprocher facilement. C'est pour cela qu'une fiction doit être un récit fictif, non réaliste.

Mais on pourrait me reprocher la chose suivante : ''Mais on a le droit d'inclure des personnages ayant réellement existé. Arrête de nous casser les pieds avec ton texte pitoyable.''. Je vais donc modifier un peu mes propos. Le monde dans lequel la fiction prend place est un univers issu de toutes pièces de votre propre esprit. Rien de tout ce que vous écrirez n'est réel. Ce n'est pas parce que vous évoquez tel événement ou tel personnage que votre histoire est forcément réelle. Il s'agit d'un univers individuel et purement fictif. Je sais pertinemment que Balzac a fait apparaître Napoléon dans le roman Une Ténébreuse Affaire, que Stendhal a fait apparaître le Maréchal Ney dans La Chartreuse de Parme. J'ai lu ces ouvrages donc ne m'en faites pas la remarque. Que ce soit un monde dystopique et apocalyptique ou un paradis utopique sur Terre ne changera rien au fait qu'il s'agit de votre monde et que c'est la conception que vous vous en faites. Quelques personnages que vous évoquerez peuvent être effectivement être des personnages qui existent réellement … quoique le monde de Yu-Gi-Oh ! est entièrement fictif … mais en tout cas, la vision que le lecteur s'en fait est une illusion de la réalité – à moins que vous les ayez connu ce qui soulève à nouveau d'autres questions, plus inquiétantes pour vous.

Bref, j'espère que vous, lecteurs, aurez compris que le but de la fiction n'est pas de raconter votre propre vie. Gardez ça pour vous journaux intimes. La fiction repose avant tout sur une question d'imagination. Et cette qualité est présente chez chaque individu. Suffit de se concentrer un peu pour la faire jaillir sur votre page. Après, si vous inventez dans vos journaux intimes, on vous prendra pour des mythomanes.

L'imagination : élément-clé dans la fiction

L'imagination est l'élément-clé d'une fiction, surtout dans le domaine Yu-Gi-Oh !. Tout le monde décidant de s'attaquer au travail que représente une fiction de ce genre doit au moins avoir vu les animés Yu-Gi-Oh !, qui sont souvent une grande source d'inspiration. Le choix de la VO ou de la VF n'est pas un débat sur lequel je souhaite m'étendre. Mon avis sur la question, mais en lien avec ce sujet, c'est juste que certains répliques sont vraiment sympa à replacer. Personnellement, quelques répliques de Kaiba et de Chad sont replacées dans cette fiction, et je trouve leur VF tout à fait acceptable. L'intrigue d'une des saisons des animés est également quelque chose qui peut porter à débat. Je ne pense pas que le fait de réutiliser certains moments des différentes saisons est assez intéressant. Si c'est ce que certains ont choisi … ben on pourra vous balancer de l'acide en vous disant ''Plagiat !''. Moi en tout cas, je me contenterai juste de vous le faire remarquer. La fiction Yu-Gi-Oh ! doit plus être le fruit d'une réflexion personnelle sur le choix de l'événement, cela va sans doute de soi.

''Mais si on n'a pas le droit d'évoquer directement l'animé, on a quand même le droit d'évoquer les personnages. Arrête de causer s'il te plaît !''. Alors oui, personnellement, en tant que ''pseudo-théoricien'' littéraire – je me considère en tant que tel, je trouve que de faire ce qu'on appelle ''univers étendu'' est une solution pour ceux qui ne trouvent pas trop d'inspiration concernant les personnages. Un peu comme dans Star Wars si vous voulez. Je ne condamne pas le fait de pratiquer l'extension diégétique, ou l'univers étendu si vous préférez. Mais par contre, quelque chose me semble être important. L'auteur qui choisit un personnage d'un des animés doit essayer, si ce n'est quelque chose d'obligatoire, de le remettre dans son contexte. Si je ne me trompe pas, une des fictions que j'adore lire évoque un cas de ce genre. Si un personnage provient de l'univers de 5D's, il serait peut-être plus convenu de le laisser dans son époque, c'est-à-dire dans l'univers de 5D's. Mais après, si le personnage est très bien mis en scène, cela peut ne pas se remarquer. Ne faire qu'une seule remarque de ce personnage hors-contexte de l'animé peut être assez déconvenue. Le fait de reprendre une structure des personnages peut être intéressant, du moment que cela ne fait aucun parallèle. Pour moi, je reprends une légère partie de la structure de 5D's avec les faux jumeaux Leo et Luna, que j'applique à Nejma et Veneko. Question caractères, je reprends un peu Yusei, Crow, Leo et Luna – je prends la dénomination anglo-saxonne pour les jumeaux – mais je ne veux pas trop m'étendre sur le sujet, étant donné que j'y reviendrai sur la partie consacrée à l'histoire en elle-même.

Donc tout ça pour dire que l'imagination doit être un des éléments les plus importants dans une fic. Tout doit être un produit de l'imagination. Bien évidemment, l'univers qui entoure l'auteur est primordial dans le travail d'écriture. Je vais sans doute faire une espèce de petite étude sociologique en vue de brosser un portrait-robot de l'auteur d'une fiction Yu-Gi-Oh !. Je constate que la majeure partie de ces auteurs, avec lesquels je m'entends souvent très bien, sont des amateurs de manga et d'animés. Des passionnés de culture japonaise, en gros, ce qui fait que je retrouve pas mal de noms japonais dans les fictions que je lis. Un autre des points que j'évoquerai ensuite un peu plus tard. Mon avis sur la question : Je pense qu'il faudrait quand même, dans une fiction, de quand même reposer sa fiction sur une certaine base. Comme le disait Lavoisier : ''Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme''. Une fiction peut quand même avoir des bases, si ce n'est que sur la totalité de la fiction. Personnellement, Le Démon d'un autre monde repose, forcément en plus de Yu-Gi-Oh !, sur des éléments culturels que j'apprécie. Je peux citer entre autre Rozen Maiden, Le Seigneur des Anneaux, Star Wars, Highlander, The Crow – qui est un des films que j'affectionne le plus – ou encore de Youjo Senki – j'adore Tanya –. Du point de vue littéraire, je ne vois même pas à quelles œuvres je fais référence … – c'est un peu galère, je dois le reconnaître. Ah si quand même ! Je m'inspire également d'autres fictions pour certains passages. C'est pour ça que je dis qu'une fiction n'est pas parfaitement le fruit d'une totale originalité. Sans faire trop de prévisions stupides et inutiles, je pense que la moitié de l'univers fictionnel crée doit être le fruit d'une pure réflexion, intérieure à l'auteur même. Je suis d'accord pour emprunter une structure narrative provenant d'une autre fictions mais à ne pas calquer totalement, mot pout mot cette structure. Petite note : je mets des mots savants pour faire genre mais aussi parce que je suis capable de les définir.

Un point qui me tient à cœur, c'est le soin accordé à une fiction en général, c'est le soin qu'on y accorde. Le temps consacré doit évidemment être monstrueux et il faut bien se décider si on veut la continuer ou laisser tomber, ce à quoi on ne pourra rien pour vous. Écrire des pages et des pages, c'est bien, y consacrer du temps pour travailler avec minutie, c'est mieux. Quand vous donnez votre vieille montre à gousset à un horloger pour qu'il la répare – l'image est sans doute obsolète, j'en conviens – il ne va pas passer trois secondes dessus tout en zappant sur le match de foot qui passe à la télévision. Le travail est un art à part entière. C'est au travail porté à une œuvre qu'on remarque la grandeur de cette œuvre. C'est pareil pour les fictions, même si je pense que publier une fiction ne serait pas tellement quelque chose à faire, excepté dans nos rêves. Une fiction, partez du principe qu'elle sera adaptée en animé ou en film. Si vous faites un chapitre de trois pages et que vous demandez à ce qu'on en fasse un épisode d'animé de vingts minutes … ça risque un peu de faire court. Si vous le lisez d'un bout à l'autre, vous aurez vingts minutes mais … voilà quoi. Les chapitres de L'Avènement des Dieux, L'Ascension des Démons et L'Achèvement du Destin font entre neuf et onze pages, ce qui me semble être un juste compromis. Personnellement, pour Le Démon d'un autre monde, j'oscille entre dix et treize pages. Je m'impose des limites en terme de nombre de pages et de taille du fichier numérique, à savoir plus de 40 Ko. C'est un exercice que je trouve utile dans le fait qu'il permet de se donner quelques défis à relever, tout comme les petits travaux d'écriture qu'on fait au collège et au lycée, et où j'avais des notes minables.

Un conseil utile : essayez de mettre le paquet pour des scènes que vous estimez être les plus marquantes. Plus un chapitre est volumineux, plus il captivera l'attention du lecteur. Dans sa tête, il doit se dire ''Ah ! Sept pages, ça va être vite lu … Ensuite … treize ? Ça va être plus long et plus chiant …, arrête de parler et passe au sujet sérieux, c'est-à-dire l'histoire.''. Mais en fait, un chapitre court va moins retenir l'attention, même si un personnage clé y apparaît. Moi-même, quand je relis ma fiction pour le plaisir – oui je le fais – je vais en priorité lire les chapitres les plus importants … mais tout le monde s'en fiche copieusement. Dans l'Art Poétique, Boileau énonce que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement – même si je le considère comme un mauvais poète, qui n'a rien compris à la fonction de la poésie.

Un autre élément du travail à apporter dans la fiction, en lien avec ce que je voulais dire ensuite, à propos des choses que je trouve nécessaire à prendre en compte. C'est un peu convenu mais … par pitié ! Vous ! Lecteurs ! Auteurs ! Correcteurs ! Faites en sorte d'être horrifiés devant les fautes d'orthographe sur lesquelles vous tombez. Vous n'avez pas idée à quel point la moindre faute d'orthographe dans la narration est inconcevable. Pour ceux qui liront cette fiction en entier, ce qui me réjouirait à un très haut point, vous vous douterez bien que trois-quatre lignes sont bourrées de fautes d'orthographe. Ne me lancez pas de l'acide au visage en me disant : ''Respecte tes propres consignes !''. C'est un peu comme une licence poétique. Je fais exprès d'écrire comme cela. En écrivant comme cela, j'ai une raison : Quand je vais sur des forums, même pour déconner, la moindre faute d'orthographe me donne des larmes de sang. Quand j'en vois trois par mot, comprenez bien que si un professeur de français vous relit, l'envie de se tirer une balle dans la tête l'obsède, tout comme le fait de vouloir faire sauter votre boîte crânienne d'ailleurs.

J'ai, par expérience personnelle, corrigé des devoirs-maison des copains au niveau orthographe, et j'ai été absolument sidéré de voir qu'en une page, j'en trouve quarante. Imaginez cela sur une copie qui fait vingt-quatre pages … et surtout quand les fautes sont les mêmes d'une phrase à l'autre. C'est pour cela que j'invite chaque personne écrivant une fiction à se corriger où à se faire corriger par quelqu'un d'autre. De plus, cette deuxième option vous permet de faire d'une pierre deux coups, car, non seulement cela vous permet d'avoir un texte propre mais votre correcteur peut également vous donner son avis sur ce que vous avez pu produire. N'hésitez pas à le faire. Faites attention aux formulations et expressions utilisées. Faites preuve d'un langage compréhensible et utilisez des expressions simples sujet – verbe – complément. Ne vous perdez pas dans tout un tas de fioritures souvent inutiles avec des subordonnées dans lesquelles vous vous perdez. Ça, c'est plus pour un texte philosophique en langue originale. J'ai pu lire du Kant en allemand et … croyez bien que je ne retenterai plus l'expérience.

Concernant les règles d'orthographe, je ne peux que vous obliger – ou forcer si vous êtes un brin masochiste – à aller sur le site de l'Académie française, à consulter un Bescherelle ou alors à lire des classiques de la littérature française, où je suis absolument certain que vous réussirez à maîtriser la langue de Molière. Par contre, il y a des choses qui n'existent pas à l'écrit. Trois exemples que je combattrai à mort s'il le faut : le premier, c'est ''au final'', qui n'existe pas. On dit ''finalement''. ''Ressenti'' est le deuxième point moche que je combat. C'est ''ressentiment''. Et enfin … le boss suprême employé par une horde d'irréductibles incultes qui peuvent transformer un dialogue officiel ou un essai philosophique rien qu'avec ces deux mots formant cette combinaison immonde, abjecte, répugnante, répulsive, infecte, dégoûtante, inexacte, anormale, vomitive, laxative, mortelle qu'est ''basé sur''. Une fois pour toute, je mets les points sur les i, ça n'existe pas, excepté dans le domaine militaire ! À chaque fois que mes yeux se poseront sur une fiction comportant ces deux mots collés côte à côte, je serai à la limite de déclencher une alerte à la bombe. … Je vais rester sérieux un peu. Non mais franchement, faites gaffe à ce que vous pouvez déblatérer comme horreur. En fait, ce sont des fautes qui étaient presques omniprésentes dans ma classe de prépa littéraire.

Passons également aux points les plus récurrents que l'on peut trouver dans les fictions, faisant ainsi une transition avec l'autre point suivant. Les intrigues à base d'anges et de démons … c'est devenu un tel cliché mais cela réussit encore à passionner les lecteurs. J'entends déjà vos réactions sur ce sujet. Une dimension fantastique est souvent un excellent argument pour réussir à convaincre des gens de vous lire, car ça leur ouvre des portes sur un monde de rêves plutôt agréable. Une romance entre deux personnages, cela semble également convenu dans les histoires Yu-Gi-Oh !, surtout quand on voit les sentiments de Téa pour Yugi et surtout d'Akiza pour Yusei – moins concernant Alexia envers Jaden même si c'est évoqué plutôt de manière explicite. L'idée d'un Duelliste qui ne perd jamais ou très peu, ou bien un Duelliste inexpérimenté qui l'emporte face à une brute invaincue, c'est également un peu cliché. Là non plus je ne vois pas de quoi vous voulez parler – en fait, je me doute bien. Je n'interdis pas l'utilisation du cliché, pratique assez courante actuellement, mais avec une extrême prudence.

Sinon, petit point mise en page, même si c'est vos propres choix, j'ai horreur des fictions où les dialogues sont écrits à la manière d'une pièce de théatre avec le nom de l'interlocuteur en début de ligne. Je trouve que cela ne restitue pas la totalité de l'action. Au pire, écrivez une pièce de théatre … mais privilégiez la forme en prose quand même, ça donne un effet de style qui peut ravir le lecteur. Au moins, la prose permet de se détacher de toutes les conventions d'écriture avec les guillemets, les retraits à la marge à chaque fois que quelqu'un l'ouvre, les didascalies en italique qui sont absolument dérangeantes pour le lecteur – principalement dû à la typographie.

L'histoire : comment la raconter ?

Un autre point crucial sur lequel je vais m'étendre avant de parler plus en détail de mon œuvre personnelle. J'estime que toute personne voulant écrire une histoire dans le but de la faire lire doit avoir lu, en partie ou la totalité de ce qui en reste, la Poétique d'Aristote. Je vais lui lancer des fleurs mais … quel génie ! Il a fait ce que personne n'aurait eu l'idée de faire à son époque. Théoriser les genres d'écriture, faut vraiment y penser ! Bon, le passage élogieux est terminé, on passe à la suite. Si vous avez la flemme de lire, et c'est vraiment dommage pour vous, vous pouvez toujours regarder Kaamelott aux Livres III (épisodes 12 et 13) et IV (épisodes 61 et 62) qui sont intitulés … ''La Poétique''. Déjà, si rien ne frétille dans votre matière grise, c'est qu'il y a un petit problème. Je vous raconte les épisodes, si là aussi vous avez la flemme de les regarder – y en a en tout et pour tout un petit quart d'heure. Perceval demande des conseils à Arthur pour pouvoir raconter une histoire de manière compréhensible mais … c'est pas sans efforts et … voilà. Allez regarder Kaamelott pour vous faire une idée ! Revenons plutôt à Aristote. Il dit dans son œuvre qu'une pièce de théâtre doit respecter les trois unités : de temps (24h), de lieu (1 seul endroit) et d'action (une seule intrigue). La pièce doit également respecter – mais c'est un principe plus présent chez les auteurs français du XVIIè siècle – les principes de vraisemblance et de bienséance.

Mais vous vous demandez sûrement où est-ce que je veux en venir avec tout ce charabia abracadabrantesque, pour reprendre le néologisme d'Arthur Rimbaud … Eh bien … à pas grand chose. Les unités de temps et de lieu, dans une fiction, généralement on s'assoit dessus, mais quelque chose de très sérieux. L'unité d'action est un peu plus intéressante pour l'auteur dans le fait qu'une intrigue dans une fiction ne doit pas être multiple. Imaginez-vous avec une pelote d'une vingtaine de câbles emmêlés entre eux et que vous devez démêler tout cela. Je laisse un peu de temps à votre cerveau pour vous imaginer la scène. C'est compliqué ? Je l'espère un peu quand même.

Si, il y a un point que je veux absolument évoquer concernant la vraisemblance ! Il s'agit du concept de vie et de mort ! L'idée que les morts peuvent revenir à la vie est quelque chose qui n'a pas lieu de citer dans une fiction. Ce qui est mort est mort alors ne le refaites pas revenir à la vie. Pourquoi est-ce qu'ils ont fait une suite au film ''Highlander'' ? Pour ça, je vous conseille l'émission Chroma – qui est une émission extrêmement bien faite – et l'épisode consacré à ''Highlander II''. Ce qui est mort est mort, point barre. Entre nous, le film ''Highlander II'' n'aurait pas lieu d'être mais bon, je n'ai pas envie de le descendre … parce que c'est un film plutôt sympa à regarder. La question des voyages temporels sont sans doute assez épineux à expliquer. L'Ascension des Démons a eu recours à ce principe mais … je dois avouer que je n'ai pas été assez convaincu au début, ça va qu'après, Heart a réussi à me faire penser le contraire. L'idée du vraisemblable, c'est que le temps ne peut pas être modifié selon les volontés d'un personnage. À la limite, les portails dimensionnels seraient plus justifiables, malgré le fait que c'est pour le moment totalement illogique. Mais après, le principe de suspension consentie de l'incrédulité peut démonter ce point. Coleridge, dans sa Biographia Literaria écrit que cette opération mentale qu'est la ''suspension consentie de l'incrédulité'' permet d'accepter le fait de vivre ou de suivre un déroulement événementiel qui comporte des éléments complètement dénués de fondements dans notre monde réel et appartenant purement au domaine du fantastique. On fait comme si c'était vrai et on la ferme, pour parler plus poliment à ma manière. Ça permet au lecteur de mieux comprendre et s'imprégner de la situation évoquée. Exemple simple : Quand vous regardez un film de DC ou Marvel, vous êtes bien obligé de faire abstraction de la petite voix qui vous dit : ''C'est pas près d'arriver chez nous.''.

Mais est-ce qu'on peut réussir à placer plusieurs intrigues dans une fiction ? Franchement, je le déconseille, surtout si vous avez des difficultés en ce qui concerne l'écriture ou pour savoir comment les relier entre elles. Les confusions intra-diégétiques sont vraiment énervantes pour un lecteur. Je ne suis pas forcément rigoriste et je ne prône donc pas pour une seule intrigue dans un récit. Évidemment qu'il ne doit n'y avoir qu'une seule intrigue principale, celle qui vous sert de fil rouge pour toute l'histoire. Rien ne vous empêche de placer des petites intrigues secondaires, qui n'ont rien à voir avec le fil rouge – j'appelle cela le ''fil bleu'' ce qui n'a pas de sens mais comme le bleu se détache facilement du rouge … . Mais pour cela, vous devez les faire passer au premier plan et mettre la principale dans un coin, tout en faisant des renvois assez réguliers. Je le fais dans Le Démon d'un autre monde. L'Arc II comporte ce genre d'intrigue, et d'une certaine manière, cet Arc est même une semi-dérive de l'histoire principale mais j'agence des éléments et des personnages de manière à ne pas totalement le détacher du reste de l'histoire – en même temps, imaginer des Duels, faut que ça ait un intérêt, et comme l'Arc II fait 20 chapitres soit plus de 200 pages, autant que ça ait un sens. Donc une seule intrigue principale, entrecoupée par une ou deux intrigues secondaires plus courtes, n'occupant que cinq chapitres maximum, c'est l'idéal.

Multiplier les protagonistes ? Une autre question sur laquelle on pourrait débattre. Un seul ? Non, car cela manquerait de relief. Dix ? À moins de savoir quoi en faire, ça commence à faire. Si vous voulez faire un peu comme Balzac et La Comédie Humaine ou Zola et ses Rougon-Macquart, lancez-vous mais assumez jusqu'au bout. Je pense qu'il serait préférable de placer un groupe de protagonistes limité à sept personnages. Dans la ''Trilogie'' – c'est les trois grosses fictions d'Heart – je ne sais même plus combien de personnages il a mis en scène, à tel point que je suis obligé de demander à chaque fois qui est ce personnage au moment où il poste un nouvel extrait. Accumuler les personnages, ça peut permettre de varier les points de vue mais … ça peut surtout vous entraîner dans un mélange pas possible et pas compréhensible pour l'auteur mais surtout pour le lecteur. Là, au moins, une référence à la mise en page d'une pièce de théâtre peut servir. Avant le début du premier acte, il y a toujours les personnages qui apparaîtront et leur fonction dans l'histoire. Essayez de vous projeter dans la tête du lecteur quand vous écrivez. Si vous parlez de quelqu'un à un chapitre et qu'on ne le retrouve plus avant une vingtaine de chapitres, c'est sûr qu'on va savoir qui c'est.

Je fais à nouveau référence au domaine scolaire, me prédestinant à passer ma vie dedans. Quand un prof corrige une copie style dissertation, en histoire comme en français ou en philo. Imaginez la problématique comme votre intrigue. Les parties représentent les péripéties qui vont vous permettre d'arriver au dénouement qu'est la conclusion. Si en plein milieu de la copie, vous ne respectez pas ce que vous avez dit, que quelque chose est passé à la trappe, l'appréciation est clairement jouée d'avance. De même que si on ne retrouve pas les différents titres des parties au début de chacune d'entre elles, le prof ne va pas lire votre copie et il va passer à la suite de son tas à corriger. En fiction c'est la même chose. Vous avez une intrigue, c'est parfait. Vous avez les éléments qui vont vous permettre d'arriver au bout de ce que vous voulez raconter, c'est formidable. Vous oubliez des trucs en chemin … c'est la galère. … Autre image : essayez de vous repérer en forêt en pleine nuit, avec une lampe torche quasiment morte, sans carte parce que vous l'avez perdue et sans boussole parce que vous n'en avez pas. Si vous réussissez à sortir de la forêt sans repères, ça tient du miracle ou alors … vous n'êtes pas humain. Je digresse et je reviens au personnage. Le personnage représente une clé qui permet au lecteur de dénouer le fil de l'intrigue. Plus vous en inclurez et plus votre intrigue risque de s'emmêler. Et pensez à garder une once de logique dans les événements que vous mettez en scène, c'est toujours nécessaire.

Autre lien avec le personnage : comment raconter l'histoire ? Ou plutôt sous quel angle ? Focalisation interne, externe ou zéro … ou alors, pour les moins spécialistes, point de vue interne, externe ou omniscient ? Je suppose que l'auteur n'est pas un biographe quand il écrit une fiction Yu-Gi-Oh !. Chaque point de vue a ses avantages et ses inconvénients. Omniscient, je ne suis pas fan. Ça implique de devoir creuser les personnages en profondeur pour ne pas créer de confusion chez le personnage. Externe, c'est pas plus mal, on garde une position neutre. On reste avec la 3è personne ce qui fait que voilà, on n'est pas trop dépaysé. Quand à l'interne, là, ça peut poser plus de problèmes. Si on est interne, on l'est jusqu'au bout, c'est-à-dire qu'on ne parle qu'à la première personne quand le personnage choisi est présent. On ne peut pas être interne pour de multiplies personnes. Ça c'est plutôt omniscient. Concernant ma fiction, j'opte pour le point de vue interne en faisant vivre l'histoire sous le regard de Mina. Mais j'alterne souvent avec l'omniscience quand je passe à des moments où les autres protagonistes, excepté Mina, ou les antagonistes sont en train de taper la causette. C'est pour ça que des fois, les transitions semblent un peu moches pour certains lecteurs … à cela, je leur réponds volontiers que je m'en fiche de ce qu'ils pensent. Qu'ils jugent le fond plutôt que la forme. Oui, moi-même, je n'obéis pas toujours aux conseils donnés ici. J'expliquerai pourquoi plus tard.

Passons au registre de langue, mais pas longtemps. Là, ce n'est pas à moi de vous dicter la manière avec laquelle vos personnages interagiront entre eux. Après, le langage utilisé dépendra surtout de la mise en scène que vous aurez choisi. Donc, si vous avez une intrigue qui se passe dans un château, je ne pense pas que le vulgaire soit accepté, sauf si vous faites intervenir un paysan. Personnellement, je pense que d'insérer une petite touche de vulgaire peut apporter une certaine coloration dans le récit, par le biais de connotations imagées, mais sans tomber dans le grivois total. Si vous ne comprenez pas : Balancer deux-trois injures, ça donne du style à l'histoire, mais du moment que vous ne sortez pas certains mots comme le synonyme vulgaire de ''postérieur'', ''le petit chose et les deux orphelines'' pour reprendre une expression de la chanson célèbre de Pierre Perret, ou tout le répertoire d'insultes de Morsay, Booba et d'autres poètes de la rue.

Quant au fait de raconter une histoire au présent ou au passé ? Le présent est plus pratique parce que les conjugaisons du passé sont assez compliquées à maîtriser. Je l'ai fait au début puis quand j'ai commencer à poster sur une forum, j'ai décidé d'entreprendre une vaste opération de correction des verbes employés, les remettre au présent. Les seules fois où j'utilise un passé simple, c'est lors de certains dialogues de Mina ou j'ai une flemme totale de trouver des verbes correspondants. Le passé a un intérêt qui réside dans le fait que les temps utilisés sont plus nombreux et ont une palette d'application plus importante. Mais il faut savoir l'utiliser correctement. Je trouve que mélanger l'imparfait et le passé simple dans un paragraphe, c'est assez cinglant à l'esprit. Pour ça, il faut apprendre les différentes valeurs de ces temps du passé. Et si jamais vous ne me croyez pas, allez en cours d'anglais en prépa littéraire. Vous ferez des versions – exercice de traduction plutôt chiant qui consiste à traduire un texte anglais en français – et si vous réussissez l'exploit de créer un texte mélangeant plein de temps différents, je peux avec exactitude déterminer la note qui vous sera attribuée. Et pour placer un argument d'autorité : ça m'est déjà arrivé plusieurs fois – tout en ayant des notes moyennes.

Un point que je n'avais pas mis dans mon ossature de préface : l'utilisation de musiques quand on poste sur forum ? Je ne suis pas contre. Mais là même chose se répète un peu partout : faire gaffe à ce qu'on choisit. OST ou chanson normale ? À vous de choisir … L'OST donne plus une petite ambiance tranquille – même si elle est plutôt sombre – tandis qu'une chanson avec des paroles serait plutôt adaptée à des moments d'actions. En fin de compte, pour ça, je crois que ce n'est pas quelque chose de mon ressort parce que placer une musique est toujours compliqué.

La question des descriptions est-elle importante ? Oui ! C'est un élément-clé de l'histoire entière. C'est grâce aux descriptions que le lecteur s'imagine avec des petites animations. Ne pas mettre de descriptions, c'est limite une pièce de théâtre. Quant à aller jusqu'à des pavés de quatre cents lignes, je ne pense pas que ce soit forcément utile. Un lecteur sera toujours plus passionné devant une longue description qui lui permet de visualiser les différentes actions. Une fiction où il n'y a que quatre lignes d'explications et le reste en dialogue, ça risque de déplaire un peu. Le but de la fiction est de transporter le lecteur vers un univers qui est celui que vous avez crée. Les descriptions dans Le Démon d'un autre monde sont la représentation d'une partie de mon univers onirique. Avec ces descriptions là, j'invite le lecteur à se plonger dans la complexité que représente mon esprit. Les descriptions permettent de peindre les personnages dans le moindre de leur détail. Un personnage sans description n'est pas tellement utile car il ne dégage pas d'expression au lecteur, qui, par la suite, veut s'identifier au lecteur. Si on n'a que ce qu'il dit, je pense que le lecteur va s'ennuyer et ne lira pas la suite de la fiction. Décrire un lieu est également important si le lecteur veut s'imaginer le cadre du récit.

Raconter une fiction sous forme de journal ? C'est une question que je me suis posé il y a quelques minutes, avant de rédiger le début de cette préface. Ça pourrait être quelque chose d'intéressant à essayer, à condition d'avoir de quoi remplir votre récit. Ça peut être une sorte de forme alternative à la fiction. Le lecteur se fonde dans les pensées et dans le regard du personnage qui raconte sa vie. On serait dans un mélange des fonctions du diariste et de l'auteur de fictions. Après, il faut avoir une structure temporelle parfaitement construite. Quelque chose d'intéressant à essayer, c'est de raconter semaine après semaine, avec des éléments les plus importants de chaque journée, un peu comme la ''Semaine des Guignols''. C'est sûr que si vous écrivez que votre personnage se rend au toilettes pour aller vomir, à la limite, même si c'est un peu trash, ça peut passer avec le contexte mais … si c'et pour raconter autre chose … voilà quoi. Je ne vais pas faire un dessin.

Le Duel : Dernier élément capital du récit

Un dernier long ''pavé'' avant de passer à quelques mots sur mon projet. Le Duel, étape cruciale de la fiction Yu-Gi-Oh !, comment le faire ? Comment l'écrire ? Déjà, si vous n'êtes pas assez habitué avec les différents Decks joués, définissez avant tout le type de Deck joué par tel ou tel personnage soit en fonction de sa personnalité ou bien de sa nature – pléonasme. Évitez le recoupement d'archétypes et restez sur l'idée ''un Duelliste, un archétype''. Comment le raconter ? Déjà, jouer en 4000 ou 8000 Points de Vie ? 4000, c'est meilleur. Pourquoi c'est meilleur ? Ça n'alourdit pas la longueur des récits. Un Duel qui prend sur plus de deux chapitres est toujours lourd, surtout s'il y a quelque chose qui se passe en parallèle. À la limite, petit conseil : vous pouvez toujours raconter ça sur plusieurs chapitres en changeant le point de vue adopté. Y a des situations où ça peut être franchement sublime à lire ou d'autres qui peuvent être immondes.

Utiliser une banlist ? Honnêtement, je ne pense pas que ce soit une chose utile à mettre dans une fiction. Laissez Konami faire sa banlist à des moments sporadiques et utilisez des cartes qu'ils bannissent. Personnellement, je suis plutôt content de pouvoir jouer un Pot de Cupidité et un Pot d'Avarice dans le même tour de jeu. Utiliser des cartes normalement bannies, sauf quand on joue en Unlimited sur une plateforme de Duel en ligne, c'est quelque chose qui peut être assez sympa et qui peut toujours débloquer une situation lors d'une panne d'inspiration sur une écriture de Duel. Par contre, un seul set d'Exodia suffit. Là, à la limite, ce serait la seule chose qui ne change pas. Déjà qu'un Turbo Exodia permet de gagner rapidement si on a beaucoup de chance en … deux-trois tours, quatre maximum.

Une chose qui est plutôt pas mal en ce qui concerne l'écriture des Duels, c'est qu'on peut imaginer les mains de départ. C'est quelque chose que chaque Duelliste s'est représenté au moins une fois. Combien de Duellistes auraient voulu refaire un Duel perdu de peu en modifiant juste une seule carte ? Revêtir le costume de ''booker'' de Duel, c'est un des avantages d'être à fond dans le jeu et de vouloir écrire sur ce sujet. Si vous ne comprenez pas la référence au terme de ''booker'', je ne vous en voudrai pas. Sinon je l'explique : c'est une référence au domaine de la lutte professionnelle, ou catch, et qui désigne les scénaristes qui désignent les combats à l'avance en décidant des vainqueurs. Au passage, si des fans de catch lisent cela et qu'ils pensaient que le catch c'est du vrai, je suis désolé de briser vos rêves, même si je suis assez ''friand'' de ce genre de divertissement. Roland Barthes, grand monsieur de la littérature française né à Cherbourg (#Normandiereprésente), a dit dans les Mythologies : ''La vertu du catch, c'est d'être un spectacle excessif. On trouve là une emphase qui devait être celle des théâtres antiques.'' Le catch est une sorte de pièce de théâtre qui produit du rêve. Je digresse un peu avec le catch et la littérature donc je reviens au Duel.

Personnellement, j'adore écrire des Duels. Par contre, pour revenir sur ce que disait Aristote avec le concept de vraisemblance. C'est la seule contrainte qu'on peut noter dans cette situation. Écrire un Duel, faut rester dans l'idée que ce Duel peut être joué en animé ou bien sur Devpro – tant qu'il existe encore – et donc, il faut que le Duel soit totalement dans les règles – bien que je ne suis pas fan de la règle ''pas de pioche pour le joueur au tour 1''. Concernant les Decks et les rapports de force entre les différents Duellistes : le cliché du type qui affronte un gars réputé invincible, et le bat avec un Deck fun, c'est tellement du déjà vu que ça en devient limite  inintéressant à suivre. J'avoue que je me suis inspiré un peu de cela pour le premier Duel de Dan du récit mais je change quelques trucs donc c'est différent. Aussi, mettre des Decks qui ont fait partie du métagame pour des antagonistes et du fun pour les protagonistes, c'est moyen question rapport de force. Le Tag Duel est quelque chose d'intéressant à utiliser. Mais … faut déjà savoir les règles. Et à imaginer, c'est d'une horreur pas possible.  Le pire, c'est quand on doit imaginer un Tag Duel avec des Decks qu'on connaît peu. Mais, après, c'est un défi que l'auteur doit relever.

L'utilisation des funcards peut être une excellente chose car ça permet de changer un peu des cartes traditionnelles. Le Deck de Dan est à 99% composé de cartes que j'ai crée. Pour les funcards, le principe reste le même, à savoir la vraisemblance. Faire vos funcards en anglais peut être un choix mais respectez la typographie d'une carte. Par contre, en ce qui concerne les bonnes formules en anglais, là … même moi je serai susceptible d'être réprimandé pour certaines formulations qui paraissent incorrectes. Ça, à la limite, faites comme vous voulez. Des funcards en français, c'est pas mal, ça permet d'éviter un certain exercice que les Duellistes francophones n'aiment pas tellement : la traduction. Ah … la traduction, exercice assez délicat s'il en est. Traduire les noms des cartes en anglais, c'est toujours quelque chose de compliqué. Il faut réussir à trouver un nom qui restitue bien l'idée de la carte. Je dois avouer qu'il y a une carte qui me pose problème avec un nom en français qui ne me satisfait pas mais que je garde en ''par défaut'' : Un Homme Arrivera / The Man Comes Around. À vous de me dire si ce nom est plutôt bien ou si je dois à nouveau le modifier. Par contre, dans une fiction Yu-Gi-Oh !, pensez à bien distinguer les noms des cartes jouées en les mettant en gras, pas en souligné, c'est un peu lourd pour les yeux. Le gras capte plus l'attention. Là, mettre le compteur de Points de Vie avec un retrait à la ligne s'avère nécessaire, en laissant un certain espace entre les deux personnes.

Rythme des Duels dans une fiction Yu-Gi-Oh !? Il faut quand même laisser des moments où l'histoire se déroule tranquillement, sans actions finissant par un Duel. Un rythme d'un Duel tous les cinq-six chapitres pourrait être quelque chose d'intéressant. Mais … quand vous avez envie de mettre un tournoi, … faut forcément raconter plein de Duels et donc, raccourcir le nombre de chapitres de tranquillité entre deux Duels. Avant l'Arc III, je n'ai pas enchaîné trois chapitres sans vrai Duel, juste quelques allusions ou d'extraits non détaillés. Tiens, un autre et sans doute dernier point de cette préface avant de dire quelques mots : Faut-il ne faire uniquement du Duel quand on arrive dans un moment d'action ? Oui et non. Un Duel est toujours fidèle à l'animé, mais c'est toujours pas trop mal de résumer certains Duels. Ensuite, c'est toujours intéressant de raconter une scène d'action juste en combat sans utiliser les règles du Duel, un peu comme dans la saison 3 de GX dans le désert.

Je n'apporterai pas de ''conclusion'' à tout ce que je viens de dire, étant donné que de faire cette préface m'épuise un peu et que je l'écris un peu au lieu de faire mes devoirs de prépa littéraire. Passons à tout ce qui concerne Le Démon d'un autre monde.

Quid du Démon d'un autre monde ?

Cette partie sera sans doute anecdotique par moments. Quand je dis ''anecdotique'', c'est-à-dire qu'il y aura des anecdotes, pas que ce sera inutile. Là, je vais préciser un peu toutes mes références. Pourquoi j'ai voulu écrire cette fiction Yu-Gi-Oh !? C'est quelque chose que j'avais en tête depuis un petit moment déjà. Cette fiction avait d'abord le but d'être un test pour connaître mes capacités en écriture. Je précise qu'au moment où je rédige cette préface, l'Arc II n'est pas encore terminé. Au moment où j'écris ces lignes, je suis en train de ''survivre'' en khâgne et j'essaye de trouver des moments de tranquillité pour pouvoir écrire. Bref, sinon, pourquoi j'ai eu l'idée de ce projet du Démon d'un autre monde ? J'ai un modèle dans cet exercice de fiction Yu-Gi-Oh ! : Heart. J'ai pu lire toutes ses fictions d'un bout à l'autre et c'est quelque chose qui m'a poussé à écrire ma propre œuvre – oui, j'emploie le terme ''œuvre'' – et j'espère faire aussi bien que lui. Je ne pense pas faire trois saisons, étant donné que je pense faire environ 1000 pages pour cette fiction étant donné le rythme dans lequel je suis parti. – Note de l'auteur : Je réécris cette préface et j'ai déjà l'intrigue et une bonne partie de la saison 2 d'imaginée. Et il y aura une saison 3 donc je vais bien procéder à une trilogie, mais quand Le Démon d'un autre monde sera terminé. Là, quand j'écris, j'ai pu compter et en bout-à-bout, j'en suis à 235 pages en 25 chapitres. Je suis conscient que cette fiction s'apparente plus à un roman et que 91 chapitres peuvent gaver des lecteurs. Mon travail n'est pas quelque chose qui a pour but de lasser le lecteur. Je ne fais pas tellement cette fiction pour moi. Si j'écris, c'est surtout pour la faire lire aux gens et pour me montrer à moi-même ce dont je suis capable. Je pense qu'on peut en apprendre beaucoup sur quelqu'un en voyant ce qu'il écrit. Et j'en apprends tous les jours un peu plus sur ma propre personne, ce qui est une bonne chose selon l'interprétation qu'on en fait.

Je situerais cette fiction un peu après Yu-Gi-Oh ! GX, même si on a l'évidente présence des cartes Synchro et Xyz. Je ne souhaite volontairement pas faire apparaître les Pendules, ayant personnellement du mal à les jouer – ce que je n'ai pas honte à révéler – même si certains archétypes auraient mérité d'apparaître comme les Qliphort, les Dinobrume, les Majesspectre, les Chevaliardents ou les Dracosslayers. J'ai hésité à faire apparaître des éléments de 5D's comme les D-Wheel qui seraient intéressantes à placer. Mais, je préfère rester dans cette optique du monde actuel, en 2016 – année où cette fiction a vraiment pris racine.

Je vais vous raconter une anecdote, la première, qui est celle où j'ai eu l'idée d'écrire l'intrigue et les personnages. J'ai commencé le samedi 26 décembre 2015 vers 21 heures. J'étais tranquille dans mon lit, en train de regarder ''James Bond contre Dr. No'' que j'avais reçu la veille, donc pour Noël. Le film se termine et je prends mon ordinateur, toujours sur mon lit, histoire aussi de chauffer la couverture, et là, … je me dis ''Allez ! Lance-toi !''. J'ouvre une page OpenOffice et voilà le début du projet. Je me dis : ''Si je commence, je ne vais pas m'arrêter. Je finirai cette fiction.''. Bon, j'ai débuté en toute simplicité, écrivant des petits chapitres de maximum cinq pages. Comme je suis un perfectionniste, j'adore retravailler ce que je fais. Donc, j'ai pris beaucoup de temps pour modifier des paragraphes, rajouter du texte, enlever certaines choses, allonger les dialogues, … Je fais un peu comme Montaigne dans ses Essais, je les modifie sans cesse.

J'ai pour modèle de grands écrivains français et notamment Balzac, que j'ai pu étudier en hypokhâgne. J'ai été stupéfait, lorsque j'ai lu le livre qu'on devait étudier – Une ténébreuse affaire – et avec les cours qu'on a eu, je ne pouvais pas avoir d'autres réactions que l'admiration devant le soin porté par Balzac à son roman. Les nombreuses pages de descriptions et de digressions m'ont marqué et inspiré pour certains passages de cette fiction. J'ai encore en tête la remarque de mon prof de français sur Balzac : ''Le moindre objet évoqué, c'est un moyen pour Balzac de dire : tiens, je parle de cet objet, eh bien, vous allez en bouffer trois pages.''. J'ai encore trois autres modèles de littérature : Proust, Diderot et Hugo. Proust pour l'ensemble de la Recherche qui est absolument formidable à dévorer encore et encore. Diderot pour Jacques le Fataliste que j'ai adoré. Au début, je pensais intervenir moi-même à certains moments, un peu comme Diderot dans son roman, mais j'ai préféré rester sur le côté, plus dans la partie technique de la conception de la fiction. Pour Hugo, je ne récite pas le pedigree de l'artiste. D'autres références que j'ai eu pour cette fiction ? Bien sûr qu'il y en a d'autres mais … je n'ai pas envie de les donner. Sinon, je mentionne un auteur antique que j'ai étudié en terminale et qui est Lucien de Samosate, auteur des Histoires Vraies, qui dit qu'il faut prendre cette lecture comme un moment de détente après un effort physique. Cette fiction Yu-Gi-Oh ! se définit comme un divertissement. Et sinon, comme modèle antique, il y a LE modèle des modèles. Je veux parler de ce cher Homère. Je pense que si je me mets debout sur une chaise et que j'écarte les bras en prononçant son nom, ça devrait vous donner une idée de l'admiration que je peux porter à ce monstre sacré du récit.

Ma fiction comporte pas mal d'allusions. Déjà, concernant les noms utilisés : Pour Dan, j'ai choisi ce prénom en référence à Dan Castellaneta, la voix originale d'Homer Simpson. Mais il y a également la référence au Lieutenant Dan dans le film ''Forrest Gump'' qui est vraiment un très beau film. Dans cette fiction, Dan n'est pas le diminutif de Daniel comme on pourrait le penser. C'est juste le nom Dan tout court. Concernant Warren, j'ai pris ce nom en référence à un président américain – Warren Harding – étant donné que je devais travailler sur l'histoire des USA pour un devoir d'anglais. Sinon, pour ceux de ma génération et qui ont pu regarder le dessin animé Galactik Football, Warren renvoie au capitaine des Lightnings. Pour les jumeaux – d'ailleurs, la prononciation de Nejma c'est ''Neyma'', ce sont des ''créations originales'', je ne sais même pas si ces noms existent dans le monde. Sinon, pour les antagonistes Démons, j'ai pris un générateur de noms de fiction. Pour Akinokuwa, c'est une ville fictive à forte consonance japonaise. Elle est située dans la préfecture de Kanagawa, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Yokohama. Je fais mention d'une date particulière : ''c'est l'anniversaire de l'empereur'' donc Japon. Akinokuwa est une grande ville, avec une surface assez importante, presque une métropole en comptant les nombreux quartiers des affaires. La ville est un pôle économique assez important, avec une aile administrative du Nikkei, des usines chimiques et industrielles et un développement des services financiers. Il y a également une petite forêt et des montages qui encerclent la ville, avec quelques monastères, dont un qui a une certaine importance.

Je fais allusion à d'autres animés dans cette fiction. Tout d'abord, pour les connaisseurs, j'ai pu reprendre Suigin Tou, de Rozen Maiden, que j'ai involontairement découvert étant donné qu'une de mes funcards la représente – deux Ange Démon ont un artwork représentant Suigin Tou – et j'ai essayé de rester le plus fidèle à l'animé, plus dans son caractère mélancolique et triste de Traümend et Zurückspulen. Concernant ''Zeist'' qui est mentionnée dans l'Arc III, c'est une référence peu évidente à Highlander II pour ceux qui l'ont vu, mais surtout à la critique du film réalisée par l'émission Chroma sur Dailymotion. Je fais également référence à des répliques de films, de séries, à des paroles de chansons ou même à des extraits de romans. Des fois, pour ceux qui sont vraiment attentifs à certains détails, je reprends certaines scènes marquantes de films ou de séries. J'estime qu'à travers ce travail de reprise, le lecteur peut essayer de mieux cerner ma personnalité et mon style d'écriture. Et, je tiens à mettre les points sur les i : Ce n'est en aucun cas du plagiat, juste une reprise. Je ne les reprends pas du geste au geste. Et il y a tellement de références et d'allusions qu'en faire une liste, ce serait plus ennuyeux que de se forcer à imaginer un Duel avec des Decks qu'on ne maîtrise pas du tout.
 
À propos des personnages, chacun d'entre eux représente un de mes traits de caractères. Le personnage que j'apprécie le plus dans cette histoire, c'est Shizuka. Cette femme est tout bonnement extraordinaire. Si quelqu'un était comme elle dans le monde, ses enfants devraient être aux anges de l'avoir. Elle ne dit jamais non à personne, toujours à sourire, toujours aimable, … C'est un peu la personnification du surnom de Papa Poule que mes amis de classe préparatoire m'ont donné. Elle s'est occupé de Dan depuis qu'il est tout petit. Shizuka représente en quelque sorte ce côté attentionné et toujours prête à aider. Une image symbolique : Dan représente la fiction et Shizuka celle qui élève cette fiction. J'ai choisi de faire vivre l'action sous le regard de Mina parce que j'avais envie de faire en sorte de rendre l'histoire visible sous un autre œil que celui d'un Duelliste. Mina représente également mon côté associable, ayant peu d'amis et qui va en rencontrer au fur et à mesure. Dan est également associable mais a beaucoup moins de mal à s'exprimer en public que Mina. Et je dois dire que de raconter un récit à travers les yeux d'une adolescente n'est pas quelque chose que j'ai trouvé facile au début. Ça fait un peu macho de dire ça mais, se mettre dans la peau d'une jeune femme n'est pas simple quand on est un homme. Cette remarque n'a rien de misogyne je tiens à le préciser.

Le choix de cette intrigue plutôt banale entre des combats contre des démons et des elfes dans un monde magique, c'est parce que je n'avais pas tellement envie de me compliquer la vie avec un cadre spatial complexe. Je me lance dans ce travail et donc je préfère rester dans des idées simples. Le choix de mettre en scène des étudiants est également banal mais au final, ça accentue encore plus l'idée d'assimilation du lecteur au personnage, lui-même étant généralement dans cette même période. Je m'inspire un peu de l'univers de Tolkien pour l'Endlenda, le palais ressemblant un peu à Fondcombe. J'ai pu dessiner une carte de ce monde fantastique – et je dois dire que j'ai essayé de m'appliquer sur les dessins, ce qui n'est pas chose facile étant donné que je suis une catastrophe en dessin – que j'ai ensuite ''photofiltré'' en la mettant en vieilli et en mettant les noms dessus. Ça peut faire moche à certains endroits mais … après tout, c'est l'auteur qui s'en sert pour raconter les différentes aventures se déroulant dans cette fiction. Je choisis de taper dans le cliché dans le début parce que ça me permet d'avoir une petite facilité dans l'écriture.

Je m'explique sur le découpage de l'histoire. Au début, je voulais séparer la fiction en quatre Arcs, une petite symbolique car il y a quatre Duellistes principaux : Dan, Warren, Nejma et Veneko. Puis, en regardant le nombre de chapitres par Arc, je me suis rendu compte que les chapitres un à huit, qui composent donc le premier Arc ''Naissance d'une union sacrée'', sont assez différents de l'Arc du Golden Tournament. Et en plus, ces chapitres ont vraiment pas mal de clichés, surtout avec Mina, Dan et Warren. L'Arc principal, donc celui qui regroupe le plus grand nombre de chapitres, est le quatrième qui est intitulé ''Voyage en Endlenda''. J'ai choisi celui-là parce que les péripéties afflueront le plus dans cet Arc plus que dans les autres. En fait, je dirais que chaque Arc a sa propre particularité. J'en dis un mot sans trop gâcher le plaisir de lire – spoiler en gros – : Arc I : cliché et présentation des personnages ainsi que quelques éléments d'intrigue. Arc II : Tournoi. Arc III : Pas un seul Duel au sens propre mais un parallèle à l'Arc II, avec un fil des événements qui est simultané au Tournoi. Arc IV : Péripéties en masse. Arc V : Final.

Si j'ai un mot à dire sur certaines remarques faites à propos du titre et la mention du ''Démon'', sans trop spoiler là aussi, j'incite à lire le fil de l'histoire car il n'apparaît pas du tout au début. Je le dis et je le répète : Le début passe – en partie – pour un tableau presque normal d'une société qui est à fond dans les Duels de Monstres. L'utilisation du cliché me permet d'adapter les événements en fonction du moment où je veux qu'ils apparaissent. Donc pour voir le ''Démon'', il faudra vous armer de patience. C'est comme une exposition artistique qui n'a pas l'air plaisante à regarder en partie : Vous avez une longue série de couloirs remplis d'œuvres moyennes puis vous arrivez dans une partie extrordinaire. Ou pour ceux qui seraient cinéphiles, c'est comme dans un film chiant, avec une intrigue qui démarre quasiment à la moitié du film. Le Démon d'un autre monde n'est pas forcément qu'une histoire de Démons, il relate également une partie de l'univers de Yu-Gi-Oh !. Après, oui, j'y ajoute du fantastique. Mais je n'avais pas envie de faire une fic qui tient sur quinze chapitres, même si je ne m'attendais pas à en faire 91, ainsi que des chapitres spéciaux que j'écris quand j'ai un moment tranquille.  

Ce récit est vraiment la chose qui me tient le plus à cœur. Je crois même que c'est la première fois que je mets autant de sérieux dans quelque chose qui est d'une autre nature que mes études. Je dois dire que quand je passe, ne serait-ce qu'une petite heure à imaginer la suite de l'histoire, même quand je suis dans mon lit, essayant de dormir, je suis vraiment content parce qu'en fait, cette fiction, c'est un univers dans lequel je suis plongé et dans lequel toute ma joie et mon bonheur peut rayonner. C'est une bulle dans laquelle j'adore m'enfermer pour admirer le reflet de mes rêves. Les êtres humains sont faits pour rêver et chaque fiction s'apparente à une partie de vaste monde qu'est celui des rêves. Ma fiction est la partie du monde des rêves qui m'est accordée. Alors bien sûr, certains moments sont plus joyeux que d'autres mais c'est là où je me sens le mieux, comme dans un état de béatitude intense. Je veux faire du Démon d'un autre monde et des suites qui arriveront  quelque chose que n'importe quel lecteur peut lire pour se détendre. La lecture doit être une activité propre à la détente, malgré le fait qu'on demande à des étudiants de lire certaines œuvres pour leurs cours. Je vais terminer sur cette phrase : J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire tout cela que j'en ai eu à l'écrire et c'est tout ce que j'ai à dire. Bonne lecture !

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