Faeris : Le Royaume des Duels

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Re: [Fic] Une vie de Prépa

le Dim 3 Sep - 17:46
Non je ne fais pas partie de cette fic ... les maths, ce n'est pas pour moi


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Re: [Fic] Une vie de Prépa

le Lun 4 Sep - 19:09
enfin techniquement tu pourrais en faire partie vu que je parle de ma fic donc il se peut que toi ou dai apparaissiez à un moment ou a un autre :3
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Re: [Fic] Une vie de Prépa

le Lun 4 Sep - 20:06
Ouais ... j'ai déjà compris pour quelle raison ...


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Re: [Fic] Une vie de Prépa

le Dim 17 Sep - 14:22
Chapitre 2 : Une seconde vie


Spoiler:
Ne nous ayant pas entendus arriver, la jeune fille sursauta légèrement en nous voyant et écarquilla les yeux.
« Dé…Désolée, je ne savais pas que vous utilisiez cette salle ; bégaya-t-elle en rassemblant ses affaires en vitesse.
-Je ne savais pas non plus que tu jouais au piano, Angéla ; s’étonna Nikolai. Et puisque tu es là, tu peux nous faire un quatre mains avec Louis ?
-Peut-être une autre fois…je dois aller réviser… »
Sans ajouter un mot, cette dernière quitta la salle, nous laissant seuls. Il me fallut encore quelques instants pour sortir de ma transe et revenir à moi après son départ et je ne réalisai que trop tard qu’elle n’était plus dans la pièce.
Mais cette mélodie…pendant un instant, j’avais cru que grâce à elle, mon monde avait pris quelques couleurs, couleurs qui s’étaient déjà estompées à présent qu’elle ne résonnait plus dans ma tête…
« Et bah alors, tu ne voulais pas nous jouer quelque chose ? Lança Toby.
-Ca risque de faire tâche par rapport à ce que nous venons d’entendre, on va dire que vous avez déjà eu droit à votre concert privé ; lui répondis-je en éludant la question.
-Dans ce cas, qu’est-ce qu’on fait ? Tu veux bosser le devoir de maths pour demain ici ou tu préfères qu’on trouve une salle ?
-Pars devant avec Nikolai et gardez-moi une place, je range juste la salle et je vous rejoins ! »
Mes deux amis partirent devant comme je leur avais demandé et je me retrouvai seul dans la pièce. J’attendis quelques minutes afin de m’assurer qu’ils ne pouvaient pas m’entendre et je me mis au piano, recherchant la mélodie d’Oracion.

https://www.youtube.com/watch?v=XzDzY3Du5No

« Ce morceau s’appelle Oracion ! Qu’est-ce que tu en penses Louis ? C’est beau n’est-ce pas ?
-C’est vraiment pas mal mais…Tu veux vraiment jouer ça alors que tu n’as jamais pris de cours ?
-Non, je veux que toi, tu le joues ! »

Cela faisait déjà deux ans maintenant…En vérité, je connaissais bien ce morceau car un vieil ami aimait également le jouer et me l’avait déjà fait écouter de nombreuses fois, mais...Angéla le jouait différemment, si bien que je n’avais pas reconnu immédiatement.
Et pourtant, il s’agissait bien des mêmes notes, presque du même piano, du même rythme, des mêmes nuances…Alors comment faisait-elle pour donner une telle âme à ce morceau que j’essayais de jouer en vain depuis plusieurs années ? Pourquoi fallait-elle qu’elle joue exactement le seul morceau qui m’échappait ?
Je me mis à jouer à mon tour. Je connaissais la partition par cœur, j’étais même capable de la réécrire sur un bout de papier si on me la demandait et malgré ça, il m’était impossible de reproduire le son que je venais d’entendre. Le mien était le reflet de ma vie : gris et sans âme bien qu’ayant les apparences des plus beaux morceaux pour les amateurs et pour mes amis…
Au bout d’une demi-heure, frustré de n’arriver à rien, j’abandonnai là et allai rejoindre Toby et Nikolai dans notre salle de travail habituelle. La difficulté du devoir de Maths me fit rapidement oublier cette histoire de piano. Il fallait dire que nous n’avions fait que le premier tiers et qu’il ne nous restait plus qu’un jour pour tout terminer…Cependant, vers minuit, je décidai d’abandonner, bien que n’ayant fait que la moitié et acceptant l’idée d’avoir un nouveau C- sur ma copie.


https://www.youtube.com/watch?v=7Hcq71AJQns
Le week end arriva rapidement et je profitai d’un des rares samedi sans devoir pour sortir un peu. Il paraissait qu’en prépa, travailler le week end était indispensable pour réussir mais je ne me voyais vraiment pas sortir un livre de Maths ou de physique alors que je venais de passer une semaine infernale à ne faire que ça. Certains comme Nikolai prenaient bien des cours supplémentaires mais je me demandais s’il suivait vraiment ou s’il rattrapait ses nuits…
Ce jour-là, je devais retrouver un ami de collège, Antoine Sangan, avec qui j’avais l’habitude d’aller me détendre les samedis et ce depuis la troisième, soit plus de quatre ans. Nous nous retrouvâmes dans la même pizzéria qu’à chaque fois. C’était un restaurant assez petit, ne possédant que quelques tables mais nous aimions bien nous retrouver ici et pour ne pas changer, je lui montrai mes derniers devoirs.
« Tiens, regarde-moi ça, les polynômes de Tchebytchef ! Sérieusement, où est-ce qu’ils vont chercher des trucs pareils…Soupirai-je.
-Ça ne peut pas être pire que le partiel de Bio maths d’hier, je te raconte pas, une horreur, j’ai cru que j’allais partir en plein milieu…
-Tu as beau me le dire à chaque fois mais je ne vois vraiment pas comment on peut mêler la bio et les maths ; ris-je.
-Et bien moi non plus pour tout t’avouer…enfin, si je lisais le cours, je saurais sûrement ! »
Nous éclatâmes de rire tous les deux en même temps, tandis que nous continuâmes à parler de nos cours respectifs pendant tout le déjeuner. Même si j’étais toujours un peu réticent pour sortir, par bonne conscience envers mes camarades de classe qui travaillaient, une fois que j’étais avec Antoine, plus rien n’avait d’importance, pas même le temps qui passait et qui nous amenait souvent bien tard sans que nous n’ayons rien fait de notre journée.
Ce fut une fois de plus vrai car, après le déjeuner, nous passâmes l’après-midi chez lui à jouer à des jeux, parler de tout et de rien et regarder le temps passer. Ces rares moment de détente que je vivais le week end étaient bien les seuls où ma vie avait un semblant de couleur.

https://www.youtube.com/watch?v=C8CU46C7gnU

Nous nous séparâmes vers dix-neuf heures mais la journée n’était pas terminée pour moi pour autant. J’avais promis à d’autres amis que je n’avais pas vu depuis longtemps de passer leur dire bonsoir.
Ainsi, au lieu de prendre le chemin du retour, je me dirigeai vers une partie un peu reculée de la ville, beaucoup plus résidentielle et moins fréquentée. Là, je m’arrêtai devant une grande bâtisse entourée d’un petit jardin, chose plutôt rare à Paris. C’était un hôtel particulier du dix-neuvième siècle de deux étages, assez mal entretenu pour le quartier. Le haut portail n’était pas dans un meilleur état, je me demandais même pourquoi il n’avait toujours pas été retiré puisqu’il ne fermait plus…
Je poussais donc la porte qui s’ouvrit en grinçant et je pénétrai à l’intérieur du domaine privé. Aussitôt, un chien accourut vers moi et s’empressa de me sauter dessus pour me lécher le visage.
« Couché Ginpei ; lançai-je en repoussant gentiment la bête. »
Le chien continua à me tourner autour jusqu’à ce que j’arrive devant la porte d’entrée de la bâtisse et, lorsque je sonnai, j’entendis un puissant « JPP » s’échapper de l’intérieur, suivi de bruits de pas et de grognements.
Un instant plus tard, un garçon assez grand, au visage carré et aux cheveux assez longs vint m’ouvrir la porte, l’air exaspéré.

https://www.youtube.com/watch?v=JXDWNhCl8Mg

« Bordel, on ne recrute plus alors dégagez ! Hurla l’homme.
-Content de te voir aussi Aron ; répondis-je naturellement. Les autres sont là ?
-Ouai, ouai, ils sont là malheureusement et Nayel continue de tout casser, JPP de tout ça…
-Certaines choses ne changent pas ; souris-je. »
J’entrai dans le hall et inspirai un grand coup. Cela faisait longtemps que je n’étais pas venu dans cet endroit et j’avais presque oublié à quel point je m’y sentais bien. Je pris le couloir sur la droite pour arriver dans la pièce principale.
C’était une grande salle très haute de plafond, aux murs blancs comme l’ivoire et possédant deux immenses fenêtres permettant d’accéder à l’arrière du bâtiment, dans le jardin. Un lustre de cristal pendait du plafond et éclairait illuminait les moindres recoins. Les meubles, quant à eux, étaient assez classiques, pour la plupart datant du second empire, même si quelques meubles Ikéa venaient contraster dans ce paysage.
Là, de nombreuses personnes étaient réunies mais je me dirigeai vers le propriétaire des lieux, un homme d’une trentaine d’année aux allures de plagiste avec sa chemise à fleurs, son short marron et ses tongs. Il portait également une barbe de trois jours et affichait toujours un grand sourire, quelle que soit la situation. Son visage était assez carré et ses yeux vert sombre reflétaient une grande gentillesse ainsi qu’une certaine bienveillance à l’égard de tout le monde.
« Salut Nico ! M’exclamai-je, content de retrouver l’homme.
-Yohoho Louis, ça fait longtemps que tu n’étais pas passé ! Me répondit-il de son ton enjoué.
-Désolé, je suis un peu occupé ces derniers temps mais je tenais à passer dire bonjour
-Je vois que tu te portes plutôt bien…Lança une voix monocorde derrière moi.
-Ah Alexis, arrête de faire ça ! Sursautai-je avec un bond d’un mètre en arrière.
-C’était trop tentant… »
Alexis Honest, un autre ami pour le moins…dépressif, ou du moins, il en donnait l’air avec ses cernes plus grandes que ses yeux, ses cheveux toujours ébouriffés et son air patibulaire combiné à sa voix sans aucune joie de vivre.
« Désolé Louis, je n’ai pas pu être très présent ces derniers temps…Couina une petite voix dans un coin de la pièce.
-Ne t’inquiète pas Mathieu, je ne t’en veux pas ! Et arrête de t’excuser, on a tous nos activités hors de la guilde…
-Désolé de m’être excusé alors… »
J’émis un léger sourire gêné devant l’attitude du jeune homme. Il avait toujours été comme ça et nous avions beau avoir tenté de le changer, il n’y avait rien à faire mais nous nous étions habitués à son caractère avec le temps.
Je passai la soirée avec eux, jouant aux cartes comme nous l’avions toujours fait, parlant de musiques, de films, de livres et de toutes sortes d’autres sujets. C’était la première fois que je revenais ici depuis le début de la prépa et tout cela m’avait vraiment manqué à vrai dire.

https://www.youtube.com/watch?v=ZKCCs9DNEJs

Cependant, alors que la nuit avançait et qu’il ne restait plus grand monde à part Nico, je tournai mon regard vers un fauteuil de velours rouge se trouvant devant la grande cheminée de marbre du salon et j’eus un pincement au cœur.
« Dis-moi Nico…Il n’est toujours pas revenu j’imagine ? Demandai-je en regardant tristement le fauteuil vide.
-Tu connais la réponse bien mieux que moi je crois, Louis ; me répondit-il en s’accoudant sur son siège et en passant son regard par la fenêtre.
-On ne sait jamais, un miracle est vite arrivé ; continuai-je en souriant faiblement. »
Cela jeta un froid dans notre conversation et nous ne dîmes plus rien pendant quelques instants et seuls les plaintes d’Aron venaient briser le silence dans la salle. Finalement, le propriétaire de la bâtisse reprit la parole d’un ton nostalgique.
« La guilde est bien vide ces derniers temps ; soupira-t-il.
-Malheureusement, je n’ai plus vraiment le temps de recruter de nouveaux membres et je ne peux pas confier ça à Aron ou Alexis, ils les feraient fuir tandis que toi, tu as ta famille et tes soucis…
-Ce n’est qu’un constat, je suis certain que ce n’est que passager et que tout reviendra à la normale d’ici les prochaines vacances, il faut juste leur laisser le temps !
-Si tu le dis. Mais…ça fait déjà deux ans qu’on dit ça et que rien ne change…Finalement, peut-être aurais-je du me contenter de passer mon chemin ce jour-là.
-Passer ton chemin et rater tout ce qu’on a vécu depuis quatre ans ? Je suis d’accord que tout n’a pas toujours été au beau fixe mais nous nous sommes bien amusés !
-Mais à quoi bon ? Pourquoi avoir construit tout cela si c’est pour que je sois incapable de gérer la guilde désormais et qu’elle est en train de se disloquer ?
-Ne dis pas ça, tu n’es pas un mauvais leader et on a passé de super moments tous ensemble ! Je me souviens du jour où on a gagné l’inter guilde, c’était un des plus beaux jours de ma vie et ça le restera ! S’exclama Nico avec un grand sourire franc et sincère dont lui seul avait le secret. »
Ce simple sourire suffit à me redonner un peu de joie et à ne pas finir la soirée sur une note dépressive.
« Tu as sûrement raison Nico…Désolé de broyer du noir de la sorte.
-Hoho, mais ne t’inquiète pas, on a tous nos petits moments de faiblesse dans la vie, le principal, c’est de réussir à les surmonter pour aller de l’avant ! »
Nico avait toujours été le grand frère dans le groupe. Même lorsque je n’étais qu’un simple membre, il aidait déjà mon prédécesseur à gérer ses affaires personnelles et l’aidait dans les moments difficiles. Il était vraiment le genre d’ami que n’importe qui rêverait d’avoir.
« Bon, je reviendrai demain, histoire de jouer mon rôle une fois par mois au moins ; terminai-je en prenant la direction de la sortie. »
Une fois dehors, je me retournai une dernière fois vers la maison pour saluer Nico et je pris le chemin du retour tout en pensant à la guilde et à ses origines. Au départ, ce n’était qu’une simple blague avec un ami, un projet sans grand avenir qui visait à réunir des gens comme dans un club de lycée mais à l’extérieur du cadre scolaire mais, sans nous en rendre compte, notre équipe s’était agrandie bien plus que nous aurions pu l’imaginer et une véritable guilde était née, avec ses responsabilités, ses tracas, ses joies, ses peines et tout ce qui allait avec la gestion d’un grand groupe.
Tout comme lorsque j’étais avec Antoine, je me sentais revivre, entouré des autres membres. Chacun avait sa propre personnalité, son originalité qui lui était propre et, même si certains étaient agaçants par moment, j’appréciais réellement tous les moments passés avec eux. Mais je sentais bien que tout cela n’allait pas pouvoir continuer éternellement et qu’elle était en train de se disloquer par ma faute…

https://www.youtube.com/watch?v=eIqxHpK97m4

Le lendemain, comme promis, je revins à la guilde pour animer un peu tout ce monde. Les habitués étaient tous présents : Mathieu, Nico, Alexis, Nayel, Aron mais ce jour-là, quelques têtes supplémentaires étaient venues se joindre à la fête, trois pour être exact et mettaient une certaine ambiance.
Le premier, le chef du groupe, Kosta ou plus communément le grec, était un homme atteignant la vingtaine, au regard froid et aux cheveux tenant en l’air comme s’il mettait tous les jours un tube entier de gel pour les faire tenir. Son visage reflétait également une grande sévérité et un sens de l’humour peu développé mais également une grande sagesse.
Le second s’apparentait à un excentrique en cosplay, fan d’un groupe de J-pop, contrastant avec son allure d’homme de vingt-six ans. C’était un personnage assez énigmatique, à la coupe militaire bien que se laissant pousser les pattes, au sourire cynique et au regard moqueur. Il avait sans cesse un CD de son groupe préféré dans les mains, contrastant avec l’allure qu’il se donnait, lui faisant perdre toute crédibilité. Même s’il s’appelait Jérôme, tout le monde le surnommait Hoshi pour une raison inconnue.
Enfin, le dernier et pas des moindres, Ugo, était peut-être le plus normal de la bande malgré sa frange orientant tous ses cheveux vers la gauche de son crâne mais son seul problème était son admiration pour les pigeons…
A eux trois, ils formaient ce qu’on appelait les « UWS », United we Stand et formaient leur propre guilde avant de rejoindre la nôtre. Ils n’étaient pas souvent actifs mais leur présence ne signifiait en général rien de bon.
« Ohoh, Quel skill dans cette guilde ! Je suis étonné de voir que vous êtes encore debout, ohoh ! S’exclama Ugo en s’adressant à Nico.
-Tss. Ridicule. En plus ce bon à rien n’est plus là. Grogna Hoshi.
-Ce n’est pas parce que cette guilde est en ruines en apparence…Commença le grec avant de se faire couper.
-Cette guilde n’est pas en ruine mon ami ; l’interrompit Nico avec son éternel sourire.
-…Qu’elle ne tient plus debout. Je suis certain que son leader ne l’a pas abandonnée encore. »
Je souris. Ils n’avaient pas changé depuis le temps.
« En effet, je ne l’ai pas abandonnée pour le moment. Et vous, qu’est-ce qui vous amène ?
-Ohoh, voilà le retour du leader charismatique, quel retournement de situation imprévu !
-Nous ne sommes pas venus pour rire de ça, Ugo ; le reprit le chef. Louis, nous avons entendu une rumeur et nous avons jugé bon de t’en faire part.
-Vraiment ? Quel genre de rumeur ? M’étonnai-je.
-Je crois qu’il est de retour avec une nouvelle guilde. »
Un silence de mort s’installa à l’annonce de cette nouvelle. Même Nayel avait cessé de se battre avec Aron et tous les regards étaient tournés vers Le grec et les UWS, attendant qu’il continue mais ce dernier se contenta de se lever et de prendre la direction de la sortie, suivi de ses compagnons. Cependant, ce dernier s’arrêta juste devant la porte et tourna légèrement la tête dans ma direction, me lançant un regard que je compris tout de suite.
« Tu sais ce qu’il te reste à faire, Louis…ou devrais-je dire, Hikari Miyako. »
Je serrai les dents tandis que tout le monde attendait une déclaration de ma part mais je n’en fis rien et je passai mon regard par la fenêtre, fronçant les sourcils. Une fois de plus, ce fut Nico qui s’occupa de briser le malaise qui s’était installé entre nous.
« Bon, ce n’est certainement qu’une rumeur, n’en faisons pas tout un plat, faisons comme si de rien n’était jusqu’à confirmation !
-Sérieux, JPP de tout ça moi ! Hurla Aron, c’est bon, j’me casse !
-Dé…Désolé si tu te sens mal…Lança Mathieu d’une petite voix.
-Le retour du leader…intéressant…Murmura Alexis. »
Et sur ces belles paroles, les activités reprirent pour tout le monde à l’exception du doyen d’âge qui vint me rejoindre dans mes pensées en passant son regard par la fenêtre pour se perdre dans le jardin.

https://www.youtube.com/watch?v=4FqoqxD-DHA

A l’extérieur, les herbes avaient bien poussé et envahissaient maintenant les chemins autrefois parfaitement entretenus. Les arbres aussi avaient repris leurs droits et leurs branches s’étendaient dans tous les sens, obstruant la vue et cachant le soleil, donnant à ce jardin une allure sinistre et inquiétante. Même les odeurs des plantes avaient disparu, ne laissant place qu’à la pollution de la ville.
Voir le jardin dans un tel état me faisait vraiment mal au cœur, surtout quand je repensais à tout le mal qu’on s’était donné pour l’entretenir et surtout à tout ce que nous avions vécu dedans…
« C’était prévisible, n’est-ce pas ? Déclara soudain Nico, les bras croisés dans son dos.
-Tu trouves ? Je ne l’avais pas vu venir moi ; lui répondis-je avec un léger sourire.
-Ce n’est pas parce que tu ne l’as pas vu venir que ce n’était pas prévisible, je te rappelle que tu as bien mieux à faire que t’occuper de la guilde en ce moment ; me répondit-il, amusé.
-J’avais déjà mieux à faire les autres années et pourtant, je suis encore là. Ce n’est pas ça qui me préoccupe le plus.
-Tu te prends la tête pour rien, pouletto ! Il est de retour et alors ? Ça sera l’occasion de renouer et de repartir sur un bon pied ! Si tu ne fais que broyer du noir tout le temps, tu n’avanceras pas !
-Je te l’ai déjà dit, ce n’est pas du noir que je broie mais du gris ; ris-je.
-Et pourtant, j’ai cru apercevoir une lueur dans ton regard hier ; rétorqua Nico d’un air moqueur.
-Vraiment ? Tu as dû te tromper, j’étais comme d’habitude.
-Non, je l’ai vue, cette détermination que tu as perdue depuis longtemps. Est-ce que tu n’aurais pas…trouvé ce que tu cherchais il y a quatre ans ?
-Qui sait ce que je recherchais à cette époque. »
Nico éclata de rire et cela m’arracha également un sourire. Il sa bonne humeur était vraiment contagieuse. Même dans les pires moments, il trouvait les mots pour sortir du gouffre et remonter la pente.
« D’ailleurs, qu’est-ce que tu fais encore ici ? Tu n’as pas une khôlle demain ?
-Si c’est vrai, tu as raison ! M’écriai-je, réalisant l’heure. En plus je ne connais rien en chimie organique, je vais encore avoir zéro…
-Dans ce cas, file réviser, je m’occupe du reste.
-Merci, je repasse bientôt ! »
Sans perdre une seconde, je rassemblai mes affaires et fonçai chez moi pour réviser. Encore une fois, je n’avais pas vu le temps passer en compagnie de la guilde mais cet endroit était bien le seul où les secondes ne ressemblaient pas à des heures.
Cependant, je l’avais caché à Nico pour ne pas l’inquiéter, mais la nouvelle de Kosta survenant juste après le morceau d’Angéla avait fait remonter des souvenirs que je croyais enfouis à tout jamais et un seul nom résonnait dans mon esprit à présent : Hiroki.
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Re: [Fic] Une vie de Prépa

le Dim 17 Sep - 14:53
"Alexis Honest, un autre ami pour le moins…dépressif, ou du moins, il en donnait l’air avec ses cernes plus grandes que ses yeux, ses cheveux toujours ébouriffés et son air patibulaire combiné à sa voix sans aucune joie de vivre."

OH MON DIEU !!!! C'EST MAGNIFAIQUE !!!! C'est vraiment bien fait ...


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Re: [Fic] Une vie de Prépa

le Dim 17 Sep - 15:17
content que ta description te plaise, j'ai tenté de t'imager en mode total dépressif et apparemment ca a plutôt bien marché :3
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Re: [Fic] Une vie de Prépa

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